Perturbateurs endocriniens, lettre aux syndicats des institutions européennes.

Une production de l’Atelier citoyen, social et juridique.
Une production de l’Atelier citoyen, social et juridique.
 
Madame, Monsieur,
Enseignant dans le secondaire en France, je travaille sur la question des perturbateurs endocriniens, une question qui, à mon estime, permet de voir et de comprendre le fonctionnement des institutions européennes au quotidien. Le but recherché est de mettre en place un site web ouvert au public qui contiendra, à la fois, des informations fiables et les points de vue argumentés de différents acteurs d’un débat qui a eu un retentissement considérable dans le territoire de l’Union. Naturellement, les élèves seront associés étroitement aux différentes étapes du projet.
Si je m’adresse aux syndicalistes que vous êtes, c’est que, dans cette affaire, le respect de la déontologie du personnel de l’UE et de ses agences a été mis en cause. On a vu dans les positions prises par l’UE l’influence de lobbys qui seraient parvenus à orienter les décisions prises dans un sens qui ne correspond pas à la défense exclusive de l’intérêt général.
Cependant, je remarque qu’en général, ce n’est nullement la probité des fonctionnaires qui est en cause. On impute, en effet, la facilité avec laquelle les lobbys imposeraient leur point de vue à l’impossibilité matérielle dans laquelle les fonctionnaires se trouveraient de traiter les dossiers lourds, nombreux et techniques dont ils ont la charge et ce, en raison de l’insuffisance notoire de leurs effectifs.
Si cette analyse est juste, on peut penser qu’un problème de nature syndicale se pose, car on imagine sans peine que des fonctionnaires attachés au bien commun doivent souffrir de travailler dans un système qui, structurellement, les conduirait à manquer à leurs obligations professionnelles. Je n’ignore pas que le problème ne concerne qu’une part limitée des fonctionnaires, dont l’activité est susceptible d’intéresser les lobbys, mais, à l’évidence, ces accusations de bienveillance à l’égard des lobbys ébranlent le crédit des institutions européennes et ne peuvent laisser indifférents tant de fonctionnaires brillants qui ont souvent choisi de quitter leur pays pour servir au sein d’institutions auxquelles ils sont sincèrement attachés.
Si, par contre, les accusations mentionnées sont dépourvues de fondement, il faudrait conclure que les fonctionnaires sont injustement attaqués dans leur intégrité, ce qui, en soi, est une question dont un syndicat peut être amené à se saisir.
Accepteriez-vous, mesdames, messieurs, d’être interviewés par courrier électronique sur la question que je vous soumets ? Des déplacements à Bruxelles sont prévus et je serais heureux que mes élèves puissent vous poser eux-mêmes leurs questions. Une rencontre vous paraît-elle possible ?
À l’instar de ce que je fais avec l’ensemble des courriers que j’envoie dans le cadre de ce projet, je publie celui-ci à cette adresse
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, mesdames, messieurs, à l’expression de mes salutations les meilleures.
 
Georges Vertiskos.

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