Sans lui, rien n’aurait été possible. Sans son recommandé rien (ou presque rien) de ceci n’aurait existé.
C’est ce recommandé qui voulait m’interdire d’écrire qui me conduisit, par dérision, à inventer Timburbrou, ses habitants et mes nombreux alter ego. Timburbrou était le lieu où l’enseignant à qui on interdisait de s’exprimer se réfugiait. Un partenariat permettait aux collègues de Timburbrou de s’exprimer chez nous.
En même temps, j’ai continué à écrire et à signer de ma condition de professeur agrégé, ce que le Recteur, supposément, voulait éviter.
Une idée vertigineuse s’est imposée à mon esprit avec la force de la certitude : J’exécute l’oeuvre du Recteur qui, je l’ignorais, était contenue toute entière dans ce courrier maladroit que j’ai moqué publiquement. Le sait-il seulement ? Peut-être pas, mais ce n’est pas une raison de ne pas lui rendre hommage.
La fiction est utile. C’est une façon civilisée de débattre. Je trouve qu’on devrait y recourir davantage.