Un cadre pour ce texte ? : Lisez Histoire d’une critique, 10 mars 2026
Sans lui, rien n’aurait été possible. Sans son recommandé, rien (ou presque rien) de ceci n’aurait existé.
C’est ce recommandé par lequel le Recteur voulait que je cesse d’écrire et de signer en tant que prof qui me conduisit, par dérision, à inventer Timburbrou, ses habitants et mes nombreux alter ego. Timburbrou était le lieu où l’enseignant à qui on interdisait de s’exprimer se réfugiait. Un partenariat permettait aux collègues de Timburbrou de s’exprimer chez nous.
En même temps, j’ai continué à écrire et à signer de ma condition de professeur agrégé, ce que le Recteur, supposément, voulait éviter.
Une idée vertigineuse s’est imposée à mon esprit avec la force de la certitude : je ne fais qu’exécuter l’oeuvre du Recteur qui, je l’ignorais, était contenue toute entière dans ce courrier maladroit que j’ai moqué publiquement. Sait-il seulement ce que son courrier induisit ? Peut-être pas. Qu’il reçoive néanmoins l’hommage de ce modeste exécutant d’une oeuvre dont il a pu aussi être l’exécutant. J’ai l’impression qu’au-delà d’un conflit de circonstance, une impulsion commune nous a mus, lui d’abord, moi ensuite. J’ignore pourquoi il m’a été donné de le savoir. Est-ce une erreur dans un plan presque parfait qui nous dépasse ?
La fiction est utile. C’est une façon civilisée de débattre. Je trouve qu’on devrait y recourir davantage.