Alertés par un article de Mediapart qui mettait en lumière l’importance des versements effectués par les Conseils régionaux à l’enseignement privé en vertu de l’article 151-4 du Code de l’éducation, les élus CGT Educ’action ont interpellé les représentants du Conseil régional des Hauts-de-France présents à nos CA de rentrée.
La réponse de ces derniers fut lapidaire et constante : « on assume ». Le CR assumait que, depuis l’arrivé aux affaires du président Bertrand, les subventions facultatives étaient dispensées avec générosité. Nous avons insisté : ces subventions sont facultatives, ce qui veut dire que le CR n’est pas obligé de les accorder. Nous avons rappelé que le CR avait l’obligation de doter convenablement les lycées publics et que l’argent qui allait aux subventions facultatives n’allait pas aux lycées publics. Comment le CR pouvait-il répondre qu’il n’y avait pas de fonds lorsque nous formulions des demandes élémentaires, alors que des subventions facultatives abondantes étaient accordées au privé ?
On assume, nous répéta-t-on.
Un petit groupe de travail se mit en place. Nous l’appelâmes « Ils assument ». Nous avons obtenu les documents qui détaillent les subventions facultatives accordées au privé depuis 2016. Pour les rendre aisés à consulter et à utiliser, nous les avons mis sur un tableau qui permettait à chacun de trouver des exemples de subventions généreuses accordées au privé, parfois à quelques centaines de mètres de son établissement (en pj de ce mail).
Ce travail achevé, nous avons demandé à être reçus au CR pour présenter à ce dernier les remarques que le résultat de notre travail appelait.
Ce fut une fin de non recevoir : pas de réponse au courrier de la CGT Educ’action.
Mais ce refus de nous rencontrer importe peu, au vu du résultat obtenu : nous avons découvert dans un coin du site de la Région qu’il n’y aurait pas de subvention facultative pour le privé en 2025. Cette information nous a été confirmée par le CR dans un mail que nous venons de recevoir.
Il ne doit pas y avoir de subvention facultative au privé en 2026. Ni dans les années à venir. Vous pouvez compter pour sur la CGT Educ’action, qui restera vigilante, pour agir afin que l’enseignement public ne soit pas sacrifié et que le privé ne bénéficie pas d’avantages indus.