- Ce site contient des textes de fiction et de non-fiction1.
- Chacun des textes peut facilement être rattaché à l’une ou à l’autre de ces catégories.
- Certains des textes de fiction affirment faussement que Sebastián Nowenstein est un pseudonyme.
- Certains textes sont signés par Esteban Nierenstein, qui est un pseudonyme que je me suis amusé à prendre après que le recteur de l’académie de Lille m’eut enjoint de cesser de publier mes textes sur mon blog.
- L’adresse en .org de sebastiannowenstein.org ne signifie pas que je sois une organisation. Elle provient de ce que les domaines en .org étaient les moins chers au moment de la création du site.
- Certains textes de fiction suggèrent faussement que Sebastián Nowenstein est un être créé pour incarner une organisation.
- Certains textes de fiction intègrent des textes de non-fiction. Je peux, par exemple, intégrer une lettre envoyée dans le monde réel à un texte de fiction.
- On trouve dans ce blog l’hypothèse que les textes de non-fiction qu’il contient ont pour vocation d’être intégrés dans des textes de fiction. Dans certaines versions extrêmes de cette hypothèse, les textes de non-fiction n’ont été conçus que pour être intégrés dans de la fiction. La non-fiction ne serait qu’une anti-chambre de la fiction, les textes de non-fiction ne devraient cette condition qu’à la situation d’attente dans laquelle ils se trouvent. Ce mouvement est le contraire de celui d’une constitution, qui est, d’abord, une fiction, puis, lorsqu’elle entre vigueur, une non-fiction (partiellement, cependant, car toute constitution contient de la fiction, voire § 9 et la note 1), puisque ce type de texte fait naître le monde qu’il instaure.
- On trouve aussi dans ce blog l’hypothèse que les textes de fiction avaient pour vocation de faciliter la diffusion des textes de non-fiction. Obiter dictum : les constitutions contiennent aussi des textes de fiction qui ont pour but de faciliter l’acceptation de leurs parties non-fictives (voir note 1).2
- On a pu suggérer aussi que ce site avait pour but principal de tester les catégories de fiction de non-fiction.
- Les hypothéses proposées dans 8, 9 et 10 ne s’excluent pas (voir § 16) ; elles ne sont pas mutuellement contradictoires. Le lecteur est invité à choisir librement l’une ou l’autre de ces hypothèses de lecture, voire à les alterner selon son bon plaisir.
- Le lycée de Timburbrou est situé dans un monde parallèle au nôtre. Il est, par conséquent, fictif, puisque la théorie du mulitvers postule l’impossibilité que les mondes parallèles communiquent entre eux.
- Le lycée de Timburbrou me permet de tester des initiatives pédagogiques que je souhaite mettre en oeuvre dans le monde réel. Tout est plus facile dans le lycée de Timburbrou.
- Certains textes de fiction exploitent une théorie alternative et minoritaire selon laquelle, dans certaines circonstances, il pourrait y avoir communication entre univers parallèles.
- Selon certains textes, ce site serait une porte d’entrée par laquelle les habitants d’un monde parallèle en déréliction ou dont le temps se serait presqu’entièrement arrêté essayent de pénétrer dans notre univers pour survivre. Selon ces textes, le signataire de ces lignes et son blog seraient un outil que ces habitants d’un monde parallèle se seraient donné pour accéder à notre univers.
- Dans certains textes de fiction, le narrateur affirme que des documents de non-fiction venus du monde parallèle de Timburbrou lui parviennent.
- Parmi ces textes arrivés d’un monde parallèle figurent des textes de non-fiction (des lettres en particulier) publiées dans ce blog, ce qui illustre les hypothèses évoqués au point 8, supra.
- Le mot Timburbrou est la traduction en islandais de l’expression Pont-de-bois, qui est le nom de la station de métro la plus proche du lycée Raymond Queneau, de Villeneuve d’Ascq, dans lequel j’ai exercé.
- La temporalité du monde de Timburbrou est différente de celle que nous avons l’habitude d’attribuer à notre univers.
- Sauf exception, tout, dans Timburbrou, se passe au mois de mars qui, divisible et extensible à l’infini, peut contenir un nombre infini d’événements.
- Une date telle que 3π de mars de 2025 y est, ainsi, une date valide.
- L’univers de fiction de ce site contient l’Acharneur de Réalités Virtuelles (ARV) et le Virtualiseur de Réalités Charnelles (VRC), qui sont des ateliers qui, faussement, permettent le passage entre les le mondes de la fiction et de la non-fiction. A titre d’exemple des activités de l’ARV, on pourrait citer la transformation de don Sebastián de Mora en Sebastián Nowenstein (nous faisons allusion, naturellement, au célèbre tableau de Velázquez, connu sous le nom de « El bufón don Sebastián de Morra »).
- Ce site est indissociable de ma condition d’enseignant.
- Une grammaire est-elle un texte de fiction ou de non-fiction ? Et une constitution ? Et une théorie mathématique ? On peut défendre l’idée que toute grammaire est partiellement une fiction, que, par exemple, quand elle prescrit un usage qui n’est pas suivi par tous les locuteurs de la langue qu’elle veut décrire, la règle qu’elle prescrit, au présent de l’indicatif (on dit ceci, on ne de dit pas cela) ne décrivant pas la réalité linguistique, est une fiction. Mais la grammaire se veut la description d’une langue idéale. En ceci qu’elle décrit cet objet de la pensée, elle devient de la non-fiction. Mais ne faudrait-il pas dire alors que, quand un roman décrit l’objet de pensée qu’est l’histoire qu’il raconte, il est de la non-fiction ? On peut formuler le même paradoxe avec une théorie mathématique. Mais, à son propos, on peut ajouter une autre question : si l’on admet qu’un espace à n-dimensions ne décrit pas la réalité et qu’on en conclut que la théorie mathématique qui le décrit est une fiction, est-ce que cette théorie devient de la non-fiction lorsqu’elle est utilisée pour décrire une langue, qui peut être définie comme un espace vectoriel à n-dimensions ? L’exemple de la constitution est plus intéressant, car, en première approche, elle ne décrit que ce qu’elle fonde. Avant qu’elle n’entre en vigueur, la constitution est une fiction, en ceci qu’elle décrit un monde inexistant (Lauréline Fontaine rattache les constitutions au genre littéraire de l’utopie). Lorsqu’elle entre en vigueur, la constitution décrit le monde qu’elle a instauré, dans lequel, par exemple, « le Président nomme le premier ministre », comme le prescrit l’article 8 de la Constitution française, qui décrit désormais le fait qu’il a instauré. Il y a cependant des parties de la constitution qui, comme le disent les professeurs Troper et Hamon ne sont pas destinées à produire le moindre effet : « En quatrième lieu, l’opposition traditionnelle néglige l’usage rhétorique que les constituants peuvent faire de formules comme souveraineté nationale ou souveraineté populaire. Il est possible et il arrive fréquemment qu’on les proclame sans autre souci que d’obtenir une adhésion populaire, mais sans aucune intention d’en tirer la moindre conséquence », Michel Troper, Francis Hamon, Droit Constitutionnel, LGDJ, 33 éd., p 198. Lauréline Fontaine remarque que le Conseil constitutionnel ne confronte jamais la loi à l’affirmation contenue dans l’article 1 de la Constitution française selon lequel la République est sociale. Si l’article 1 ne contenait pas cet adjectif, cela ne ferait, pour le Conseil constitutionnel, aucune différence. Dire que la République est sociale est donc une fiction. Que la Constitution soit ou non en vigueur est indifférent. La note 2 nuance ce jugement trop péremptoire.
↩︎ - On aurait tort de croire que ces énoncés sont dépourvus de valeur. Le génome contient des séquences d’ADN dit « poubelle » (ou non codant) dont on a trop vite affirmé qu’elles ne servaient à rien. Les fictions (ou les non-fictions, selon le choix de lecture de chacun) pourraient être l’ADN poubelle de ce site. ↩︎