Une place pour organiser les savoirs. Savoir et recherche situés. Sérendipité.

Nous aspirons à faire de la place Léonardo Blomo un lieu de savoir et de recherche situés.

Nous aspirons donc à projeter dans l’espace constitué par la place Léonardo Blomo des savoirs abondants et à organiser entre eux des parcours cognitifs à la fois libres et rationnels. Il faudra, par exemple, pouvoir passer de proche en proche des plantes pionnières qui colonisent les interstices laissés par le béton de notre place à la colonisation par la vie de Surtsey, une île islandaise surgie de l’océan en 1963. Ou il faudra pouvoir mettre en relation l’organisation de l’espace de notre place et les fictions qui s’y déroulent et la structuration du regard par la perspective, qu’évoque l’exposition Formes géométriques en fiction, qui se déroule en ce moment au LAM. C’est cette façon d’installer dans l’espace le savoir que nous appelons savoir situé.

Nous aspirons aussi à ce que notre place soit un lieu de recherche située. La recherche située est un ensemble de protocoles de recherche se donnant comme contrainte de travailler sur un lieu. La recherche située se perçoit comme citoyenne, ce qui veut dire qu’elle fait appel à des non-spécialistes, qui contribuent à sa mise en oeuvre. En déposant des savoirs sur un même lieu et en les faisant interagir entre eux, la recherche située vise la sérendipité.

A cette fin, il est fondamental que la recherche située se déroule dans un lieu public et en interaction avec le public. Le pari qui est fait est que donner un lieu et un public communs aux savoirs et aux chercheurs facilitera les échanges et la sérendipité. Nous pensons que la création de fictions aura pour effet d’accélérer les processus cognitifs encore mal connus qui favorisent la sérendipité.

Les concepts de savoir et de recherche situés sont donc créés dans le double but de favoriser l’appropriation de la recherche par le citoyen et de favoriser les échanges entre chercheurs.

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