Monsieur Baudry,

Délégué général de la Confédération des Présidents d’Universités,

Je vous saisis par la présente lettre du cas Mario Sandoval, du nom de cet ancien policier argentin que la France vient d’extrader vers son pays d’origine et qui a eu des charges d’enseignement dans différentes institutions, dont les universités de Paris III et de Marne-la-Vallée.

Monsieur Sandoval est poursuivi pour crimes contre l’humanité et il est soupçonné d’avoir été impliqué dans 500 cas d’assassinats et disparitions alors qu’il faisait partie de l’appareil répressif de la dictature militaire argentine (1976-1983). De surcroît, monsieur Sandoval, en parallèle avec ses fonctions d’enseignant à Paris III, a été conseiller politique des Autodéfenses unies de Colombie (AUC), un groupe terroriste -reconnu comme tel par l’Union européenne- responsable de 150.000 morts et de 80% des assassinats de civils pendant le conflit qui a ravagé la Colombie.

Comprendre par quels dysfonctionnements deux universités françaises ont mis des étudiants entre les mains de monsieur Sandoval apparaît comme une nécessité impérieuse. Que les responsabilités en soit assumées, l’est aussi.

Je vous transmets la demande en ce sens que j’ai adressée à madame la ministre Vidal (annexe). Je vous demande d’appuyer et de relayer cette demande.

Je saisi de cette affaire les syndicats des personnels de l’enseignement supérieur et les syndicats étudiants.

Je publie cette lettre à l’adresse http://sebastiannowenstein.org/2020/01/12/affaire-sandoval-lettre-a-la-conference-des-presidents-duniversite/

Je ne manquerai pas de publier également la réponse que vous réserverez à ce courrier.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Délégué général, l’expression de mes salutations les meilleures.

Sebastián Nowenstein,

professeur agrégé

ANNEXE

Lettre à l’intention de madame la ministre Frédérique Vidal

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