Monsieur Giuliani,

Directeur de l’ILERI,

Enseignant dans le secondaire, j’enquête sur l’affaire Sandoval, du nom de cet ancien policier argentin récemment extradé par la France vers son pays d’origine et qui a enseigné dans différentes institutions, dont la vôtre, selon le cv de l’intéressé.

Monsieur Sandoval est poursuivi pour crimes contre l’humanité dans son pays d’origine et il est soupçonné d’avoir été impliqué dans 500 disparitions forcées. Monsieur Sandoval a également conseillé les Autodéfenses unies de Colombie (AUC), responsables de 150.000 morts et de 80% des victimes civiles du conflit colombien.

Je cherche à comprendre dans quelles conditions plusieurs institutions et universités ont confié des charges d’enseignement à monsieur Sandoval.

Les actes de cette enquête sont publics. Cette lettre est publiée à l’adresse http://sebastiannowenstein.org/2020/01/12/affaire-sandoval-lettre-au-directeur-de-lileri/

Je ne manquerai pas de publier la réponse que vous réserverez à ce courrier.

Auriez-vous l’obligeance de répondre aux questions suivantes ?

Monsieur Sandoval a-t-il travaillé pour l’ILERI ?

Si c’est le cas,

Quelles sont les dates du début et de la fin de la relation professionnelle entre monsieur Sandoval et votre institut ?

Quelles étaient les missions de monsieur Sandoval ?

Combien d’heures prestait-il ?

Quelle a été la procédure d’embauche de monsieur Sandoval ? Cette dernière a-t-elle été régulière ? Quelle est la personne responsable de l’embauche de monsieur Sandoval ?

Pouvez-vous me transmettre copie des documents que monsieur Sandoval a fait valoir pour présenter sa candidature ? Mentionnait-il son appartenance à la police argentine sous la dictature militaire (1976-1983) ?

Quand avez-vous appris les révélations concernant l’appartenance de monsieur Sandoval à la police argentine ?

Bien à vous,

S. Nowenstein,

professeur agrégé.

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