Général de corps d’armée Patrick Destremau,

Directeur de l’Institut des hautes Études de la Défense nationale (IHEDN),

s/c du chef d’établissement,

Monsieur le Général,

Enseignant dans le secondaire, j’enquête sur l’affaire Sandoval, du nom de cet ancien policier argentin qui vient d’être extradé par la France vers son pays d’origine et qui a enseigné dans plusieurs universités et instituts français, dont le vôtre, d’après le cv qu’il a déposé à l’Institut des hautes Études d’Amérique Latine (IHEAL).

Pourriez-vous m’indiquer s’il est exact que monsieur Sandoval a enseigné à l’IHEDN ?

Si tel est le cas, pourriez-vous répondre aux questions suivantes :

Quelles sont les dates du début et de la fin de la relation professionnelle entre monsieur Sandoval et votre établissement ?

Quelles étaient les missions de monsieur Sandoval ?

Quelle a été la procédure d’embauche de monsieur Sandoval ? Cette dernière a-t-elle été régulière ? Quelle est la personne responsable de l’embauche de monsieur Sandoval ?

Je lis dans le site de votre Institut que

Les intervenants à l’Institut sont sélectionnés pour leur haute spécialisation et leur réputation dans le monde académique et professionnel, ainsi que pour la qualité de praticien que leur confèrent leur expérience sur le terrain (officiers en opération, avocats spécialisés, …) ou leur travaux au profit de la communauté (parlementaires, anciens ministres, hauts fonctionnaires d’institutions internationales, …). Source : https://www.ihedn.fr/intervenir-lihedn

L’embauche de monsieur Sandoval semble avoir dérogé à ces principes. Pouvez-vous m’indiquer pourquoi ? Ces principes étaient-ils en vigueur quand monsieur Sandoval a été engagé ?

Les procédures d’embauche de l’IHEDN ont-elles changé pour éviter que des recrutements comme celui de monsieur Sandoval ne se reproduisent ?

Quand l’IHEDN a-t-il acquis la connaissance des révélations de la presse concernant l’appartenance de monsieur Sandoval à la police argentine ?

Même question concernant les activités de monsieur Sandoval en tant que conseiller politique de l’organisation terroriste Autodéfenses unies de Colombie (AUC).

Enfin, monsieur le Directeur, je souhaite, en vertu de la loi du 17 juillet 1978, avoir communication de tout document en possession de l’IHEDN concernant les fonctions de monsieur Sandoval au sein de votre établissement.

Je publie ce courrier à l’adresse http://sebastiannowenstein.org/2020/01/14/affaire-sandoval-lettre-au-general-destremau-directeur-de-lihedn/

Je ne manquerai pas de publier la réponse que vous lui réserverez.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Général, l’expression de mes salutations les meilleures.

Sebastián Nowenstein

professeur agrégé.

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