A Lille, le samedi 6 juin 2020.

Monsieur le Ministre,

s/c du chef d’établissement

D, élève de seconde n’était pas présent lors d’une évaluation intervenue au début du troisième trimestre. Dans la même matière, pendant le confinement, D n’a rendu aucun travail. D a eu “0” au troisième trimestre. Dans des circonstances analogues, mais dans une autre matière, D a eu “9” au troisième trimestre.

Le cas cité n’est qu’un exemple parmi d’autres. La diversité extrême des dispositifs de notation, nous la constatons tous dans nos établissements respectifs. Aujourd’hui, chacun de nous espère, dans le périmètre réduit de ses classes, n’être pas trop injuste envers ses élèves : la promesse républicaine d’équité est réduite à peu de chose.

Cette situation inacceptable, monsieur le ministre, est le résultat d’une politique, la vôtre, qui, par des consignes ambiguës et tardives, a conduit chaque académie, chaque établissement, chaque enseignant à adopter ses propres règles et dispositifs de notation du troisième trimestre.

Devant une telle méconnaissance de l’équité la plus élémentaire, nous ne saurions garder le silence. C’est pourquoi, monsieur le ministre, nous vous écrivons par la voie hiérarchique et c’est pourquoi nous rendons publique cette lettre.

Nous vous prions, monsieur le Ministre, de croire en notre attachement indéfectible au service public d’éducation.

Sebastián Nowenstein, professeur agrégé d’espagnol,

Marie Courcelaud, professeure agrégée de sciences économiques et sociales,

Christophe Tollot, professeur agrégé de mathématiques,

Lydia Obolensky, professeure agrégée de russe,

Élisa Maugein, professeure agrégée de histoire-géographie.

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