Arbres à histoires, arbres à savoirs.

Ce projet vise à faire de quelques arbres remarquables de la commune de Timburbrou, des portes d’entrée à la connaissance, à la recherche et à l’invention de fictions.

Introduction.

Ce projet est une initiative de savoir situé.

Nous définissons la notion de savoir situé comme la capacité de concentrer sur un objet donné la plus grande quantité possible de connaissances le concernant.

Cette notion est indissociable de celle de recherche située. La recherche située consiste à concentrer un objet donné la plus grande quantité possible de protocoles de recherche.

Ces notions sont crées pour exploiter l’intuition que la concentration de recherche et de savoir sur un objet présent dans le quotidien et d’un accès immédiat est de nature à favoriser la sérendipité et la diffusion de connaissances.

Nous défendons aussi l’intuition qu’une société où la connaissance circule de façon dynamique et large crée plus de savoir qu’une société où la création de savoir est uniquement le fait de spécialistes.

Nous pensons, enfin, que la création de fictions est un vecteur qui favorise la sérendipité et l’acquisition de savoir. Nous concevons la fiction comme un mécanisme cognitif dont l’avantage évolutif a pu être, entre autres, de favoriser l’échange de savoir et la formulation d’hypothèses1.

Nous aspirons par conséquent à créer un outil simple qui permettra de diffuser la connaissance et d’associer à sa création un large public.

Pourquoi l’arbre ?

Le choix de nous focaliser sur l’arbre se fonde sur les arguments suivants :

– L’arbre s’entretient seul ou, à tout le moins, facilement,

– Il est d’un accès facile,

– Il dure dans le temps.

– Il suscite l’attention de l’être humain et peut être identifié sans difficulté.

– On associe à l’arbre l’idée de discussion.

Dispositif.

1. On invite des chercheurs à nous parler de l’arbre choisi dans la perspective de leurs recherches.

2. On identifie avec chaque chercheur des choses que l’on ignore et que l’on voudrait savoir.

3. On conçoit des protocoles de recherche de combler les lacunes mises en évidence en (2).

4. On attribue à chaque arbre un code-barre qui, placé sur le tronc, donnera un accès immédiat aux données le concernant.

5. On organise un atelier et/ou un concours littéraire appelé : Les histoires de mon arbre.

Pour commencer.

La première démarche à faire, est de rencontrer des chercheurs travaillant dans notre zone pour leur proposer l’initiative. Dans un premier temps, il s’agira de biologistes, historiens, géographes et paysagistes.

Note finale.

La présentation qui est faite ici de notre projet est volontairement schématique : il s’agit d’en faire ressortir les lignes principales, certainement pas de donner une liste exhaustive de ce qui est envisagé.

1Que la création de fictions puisse s’interpréter comme un mécanisme cognitif propre à l’homme et résultant d’un processus évolutif est une hypothèse fréquente qui n’exclut pas d’autres façons de percevoir cette activité. Ici, cette hypothèse a l’avantage de suggérer que la création de fictions peut trouver sa place dans le processus complexe qui conduit à la création de savoir

Sur la question, on peut consulter Schaeffer (Pourquoi la fiction ?, le livre, ou cet entretien : http://www.vox-poetica.org/entretiens/intSchaeffer.html)

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1 Comment

Rencontre avec Estrata Gassaka, présidente de l’Association Place Leonardo Blumo, de Timburbrou. · 11 November 2019 at 8 h 49 min

[…] nombreuses. Nous nous sommes inspirés de l’association Arbres vénérables et de leur projet Arbres à histoires, arbres à savoirs, qui consiste, en gros, à faire la même chose que Hérna, mais en l’appliquant sa démarche à […]

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